ARICOLE DE PRESA

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DAN PERJU:

In cauza Lapusanu si altii vs. Romania, noua romani au sesizat CEDO pentru lipsa unei investigatii eficiente si tergiversarea anchetei penale in cazul manifestatiilor anticomuniste de la Cluj Napoca, in care 26 de persoane au murit, iar 52 au fost ranite.

Reclamantii, Dorel Lapusan, Mircea Ioan Nitu, Nicolae Nemeti-Cristea, Dragomir Dumitru Inclezan, Leontin Lung, Cornel Matis, Liviu-Ioan Bortig, Dorel Lupsa and Delia-Liana Matis, sunt noua cetateni romani, nascuti in 1964, si, respectiv, 1968, 1941, 1956, 1967, 1966, 1937, 1957, 1960 si locuiesc in Cluj Napoca. Primii sase dintre ei au fost raniti in protestele anticomuniste de la Cluj Napoca din decembrie 1989, iar ceilalti trei sunt rude apropiate ale unor persoane care au murit in timpul acestor manifestatii.

Parchetul Militar a deschis, in ianurie 1990, o ancheta impotriva tragatorilor neidentificati si a comandantilor militari, insa, doi ani mai tarziu, a inchis dosarul cu o solutie de neinceperea urmarii penale.

Ulterior, in 1997 ancheta penala a fost redeschisa, iar sase inculpati au fost adusi in fata judecatorilor pentru omor si instigare la omor. In 2005, dupa mai multe decizii si recursuri, Inalta Curte de Casatie si Justitie a decis achitarea unui acuzat si condamnarea celorlalti cinci pentru omor si tentativa de omor. Instanta suprema a acordat victimelor despagubiri, pe care Ministerul Apararii Nationale le-a si achitat in perioada apilie-iunie 2006.

Judecatorii CEDO au admis plangerea reclamantilor romani si au stabilit ca Romania a incalcat dreptul la viata al acestora, prevazut in articolul 2 al Conventiei pentru apararea Drepturilor Omului si a Libertatilor fundamentale.

Ei au subliniat ca importanta pe care o are dosarul evenimentelor de la Cluj pentru societatea romaneasca ar fi trebuit sa oblige autoritatile romane sa gestioneze cu promptitudine cauza, astfel incat sa se evite orice aparenta ca statul ar tolera acte nedrepte sau ilegale.

Judecatorii europeni au decis ca Romania trebuie sa plateasca cate 10.000 de euro pentru cinci dintre aplicanti, ca daune morale. Cei care beneficiaza de aceste sume sunt Dorel Lapusan, Liviu-Ioan Bortig, Leontin Lung, Mircea Ioan Nitu and Dragomir Dumitru Inclezan.

De asemenea, Lung si Lapusan vor primi cate 750 euro, iar Inclezan, 660 euro, pentru cheltuieli de judecata.

Citeste mai mult: http://www.avocatnet.ro/content/articles/id_23574/CEDO-Romania-va-plati-daune-de-50000-de-euro-unor-protestari-anticomunisti-din-1989.html#ixzz1G7ApstXZ

DAN PERJU:

Tara noastra este reclamata la CEDO pentru procesele lungi si incalcarea dreptului de asociere
Legislatie No Responses »
Mar 072011

Curtea Europeana a Drepturilor Omului se va pronunta marti in doua cauze impotriva Romaniei, tara noastra fiind reclamata pentru durata mare a unor proceduri penale, precum si pentru incalcarea dreptului de asociere.

Lapusan si altii vs. Romania (nr. 29007/06, 30552/06, 31323/06, 31920/06, 34485/06, 38960/06, 38996/06, 39027/06 and 39067/06)

Reclamantii, Dorel Lapusan, Mircea Ioan Nitu, Nicolae Nemeti-Cristea, Dragomir Dumitru Inclezan, Leontin Lung, Cornel Matis, Liviu-Ioan Bortig, Dorel Lupsa and Delia-Liana Matis, sunt noua cetateni romani, nascuti in 1964, si, respectiv, 1968, 1941, 1956, 1967, 1966, 1937, 1957, 1960 si locuiesc in Cluj Napoca. Ei au fost raniti in protestele anticomuniste de la Cluj Napoca din decembrie 1989 sau sunt rude apropiate ale unor persoane care au murit in timpul acestor manifestatii.

Pe baza articolului 2, care consfinteste dreptul la viata si articolului 3, care interzice tratamentul degradant si inuman, solicitantii reclama ca investigatia in acest caz a fost ineficienta. De asemenea, pe baza articolului 6, alineatul 1, care stipuleaza dreptul la un proces corect cu un timp de desfasurare rezonabil, solicitantii reclama durata prea mare a procedurilor penale referitoare la evenimentele din decembrie 1989, in care reclamantii s-au constituit ca parti civile.

DAN PERJU:
DECIZIA CEDO  :

http://static.luju.ro/files/martie_2011/sentinta_CEDO_Lapusan_vs._Romania.pdf

DAN PERJU:
AFFAIRE LĂPUŞAN ET AUTRES c. ROUMANIE
(Requêtes nos 29007/06, 30552/06, 31323/06, 31920/06,
34485/06, 38960/06, 38996/06, 39027/06 et 39067/06)
ARRÊT
STRASBOURG
8 mars 2011
Cet arrêt deviendra définitif dans les conditions définies à l'article 44 § 2 de
la Convention. Il peut subir des retouches de forme.
En l'affaire Lăpuşan et autres c. Roumanie,
La Cour européenne des droits de l'homme (troisième section), siégeant en une
chambre composée de :
Josep Casadevall, président,
Corneliu Bîrsan,
Egbert Myjer,
Ján Šikuta,
Ineta Ziemele,
Nona Tsotsoria,
Kristina Pardalos,juges,
et de Santiago Quesada, greffier de section,
Après en avoir délibéré en chambre du conseil le 8 février 2011,
Rend l'arrêt que voici, adopté à cette date :
PROCÉDURE
1. A l'origine de l'affaire se trouvent neuf requêtes (nos 29007/06, 30552/06,
31323/06, 31920/06, 34485/06, 38960/06, 38996/06, 39027/06 et 39067/06) dirigées
contre la Roumanie et dont neuf ressortissants de cet Etat, MM. Dorel Lăpuşan
(no 29007/06), Mircea Ioan Niţu (no 30552/06), Nicolae Nemeti-Cristea
(no 31323/06), Dragomir Dumitru Inclezan (no 31920/06), Leontin Lung
(no 34485/06), Cornel Matiş (no 38996/06), Liviu-Ioan Borţig (no 39027/06),
Dorel Lupşa (no 39067/06) et Mme Delia-Liana Matiş (no 38960/06) ont saisi la
Cour entre les 18 juillet et 18 septembre 2006, en vertu de l'article 34 de la
Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
(« la Convention »). 2. Devant la Cour, MM. Lăpuşan, Nemeti-Cristea et Inclezan sont représentés
par Me I. Pîrva, avocate à Cluj-Napoca. M. Lung est représenté par Me L. Labo, avocate à Cluj-
Napoca. MM. Matiş et Lupşa et Mme Matiş sont représentés par Me O. Podaru, avocat à Cluj-
Napoca. MM. Niţu et Borţig ne sont pas représentés. Le gouvernement roumain (« le
Gouvernement ») est représenté par son agent, M. Răzvan-Horaţiu Radu, du ministère des Affaires
étrangères. 3. Les requérants allèguent en particulier l'ineffectivité de l'enquête pénale ouverte à la
suite des événements survenus en décembre 1989 à Cluj-Napoca. 4. Les 3 juillet 2008 et 7 janvier
2009, le président de la troisième section a décidé de communiquer au Gouvernement les requêtes
sous l'angle des articles 2, 3 et 6 § 1 de la Convention. Comme le permet l'article 29 § 3 de la
Convention, il a en outre été décidé que lachambrese prononcerait en même temps sur la
recevabilité et le fond.

DAN PERJU:
EN FAIT
I. LES CIRCONSTANCES DES ESPÈCES
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5. Les requérants sont nés respectivement en 1964, 1968, 1941, 1956, 1967, 1966, 1937, 1957 et
1960. Ils résident tous à Cluj-Napoca. 6. MM. Lăpuşan, Niţu, Nemeti-Cristea, Lung, Borţig et
Lupşa ont été grièvement blessés par balles pendant les manifestations contre le
régime communiste qui eurent lieu en décembre 1989 à Cluj-Napoca. Par la suite, il leur fallut à
chacun plusieurs mois de soins médicaux et ils restèrent avec des séquelles permanentes.
M. Inclezan et M. et Mme Matiş sont les proches parents des MM. L. Matis et I. Inclezan tuées lors
de ces manifestations. 7. En janvier 1990, le parquet militaire de Cluj-Napoca ouvrit une enquête
concernant la répression des manifestations au cours desquelles vingt-six personnes furent tuées et
cinquante-deux autres blessés par balles. Des expertises médico-légales et balistiques furent
effectuées et les procureurs militaires entendirent les victimes et les proches des personnes
décédées, ainsi que plusieurs témoins. L'enquête se concentra sur le rôle joué lors des
événements de décembre 1989 par des cadres de l'ancien parti communiste et par des officiers de
l'armée. 8. Le 15 octobre 1992, le parquet rendit un non-lieu en faveur des personnes
soupçonnées d'avoir organisé et participé à la répression. Toutefois, il ordonna la poursuite de
l'enquête en vue de la découverte des « tireurs non-identifiés ». 9. Le chef du parquet militaire
rejeta une plainte contre le non-lieu, introduite par l'association des victimes des événements de
décembre 1989. Cependant, le 22 septembre 1997, le non-lieu fut annulé par une décision prise
d'office par le parquet militaire près la Cour suprême de justice qui ordonna la reprise de l'enquête
à l'égard des anciens cadres du parti communiste et des officiers de l'armée qui avaient bénéficié du
non-lieu. 10. L'enquête fut confiée au parquet militaire près la Cour suprême de justice. Le même
jour, le parquet mit en accusation neuf personnes, dont sept officiers. Les procureurs entendirent à
nouveau les parties civiles, les accusés et des dizaines de témoins. 11. Par un réquisitoire du
29 mai 1998, le parquet militaire renvoya six personnes, dont l'ancien secrétaire de la branche
locale du parti communiste et cinq militaires, devant la chambre militaire de la Cour suprême de
justice accusés des chefs de meurtre et d'instigation au meurtre. Le ministère de la Défense (« le
ministère ») fut cité dans la procédure en tant que partie responsable civilement. Plus de
cinq cents témoins étaient mentionnés dans le réquisitoire. 12. Le 8 juin 1998, le dossier fut
enregistré au greffe de la Cour suprême de justice. Le 1er septembre 1998, en raison du
changement des règles de procédure, le dossier fut transféré à la chambre pénale de la
Cour suprême de justice. 13. Lors de la première audience, le 2 novembre 1998, la Cour suprême
interrogea plusieurs parties civiles et, compte tenu des irrégularités quant à la représentation des
inculpés, ajourna l'audience. Les 16 et 30 novembre, d'autres parties civiles furent entendues et
l'audience fut à nouveau reportée pour des irrégularités de procédure. 14. Le 25 janvier 1999, la
Cour suprême soumit aux débats des parties des exceptions soulevées par les avocats des inculpés
concernant la régularité de l'acte d'accusation. A l'audience du 25 janvier 1999, après avoir constaté
qu'elle n'avait pas été légalement saisie, la Cour suprême renvoya au parquet le dossier concernant
l'instruction. 15. Le 22 mars et les 3 et 31 mai 1999, en raison de l'absence du dossier d'instruction,
l'affaire fut ajournée. Quelques pièces furent toutefois versées au dossier. 16. Le 28 juin 1999, le
parquet restitua le dossier et la Cour suprême valida l'acte d'accusation. Elle rejeta une demande de
récusation formulée par les avocats des inculpés et ajourna l'affaire en vue de l'interrogatoire des
inculpés. Le 20 septembre 1999, la Cour suprême ordonna le renvoi de l'audience en raison de
l'absence du procureur. 17. Le 18 octobre 1999, la Cour suprême interrogea deux inculpés. Elle
ordonna une expertise médico-légale et renvoya l'audience pour l'audition des autres
inculpés. 18. Le 15 novembre 1999, trois autres inculpés furent interrogés et l'audience
fut renvoyée pour entendre les parties civiles. 19. Lors des audiences des 10 janvier, 14 février,
13 mars, 17 avril, 15 mai et 19 juin 2000, les parties civiles furent entendues. 20. Lors de quinze
audiences tenues entre les 18 septembre 2000 et 25 mars 2002, la Cour suprême entendit environ
soixante témoins, selon un rythme variant d'un témoin par audience (les 30 octobre et
20 novembre 2000, 7 mai et 4 juin 2001 et 25 février 2002) à huit ou neuf témoins par audience
(les 18 septembre 2001, 15 janvier et 12 février 2001 et 14 février 2002). La Cour suprême
infligea à plusieurs reprises des amendes civiles aux avocats et aux témoins absents. 21.

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